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Pourquoi adhérer au Centre Culturel Franco-Espagnol ?

  • Un large choix de niveaux de cours : des cours “débutant” aux cours “confirmé”
  • Un forfait de 27 cours à l’année
  • Des cours en petits groupes
  • Des cours du lundi au vendredi allant de 9h30 à 21h40.
  • Des professeurs de langue maternelle espagnole, originaires de différents pays hispanophones
  • Accès à de nombreuses activités conviviales : les tertulias et desayunos (pour pratiquer l’espagnol autour d’un verre), les buffets littéraires ou ateliers lecture (pour élargir sa culture littéraire), les soirées Vins et Cuisines (pour découvrir des vins et plats espagnols) etc…
  • La possibilité d’emprunter des livres dans la bibliothèque du CCFE
  • Des soirées et des événements autour d’une thématique (conférences, concerts, diffusion de films…)
  • Des partenariats avec d’autres associations culturelles nantaises
  • Des salles de classes récentes dans le bâtiment Europa Nantes, ouvert depuis septembre 2018
  • Accès à de nombreux événements proposés à Europa Nantes

Conférence sur Lorca a Cuba de Jocelyne Aubé-Bourligueux

Conférence : Lorca à Cuba de Jocelyne Aubé-Bourligueux 

à 20h Salle Jules Vallès, Médiathèque Jacques Demy

 

 

Plus d’information :

En mars 1930, Federico García Lorca part pour La Havane après un séjour d’un an aux États-Unis : épreuve vitale antérieurement très éprouvante pour l’andalou qui éprouvait le sentiment d’être
déraciné et en exil dans un “Nouveau Monde” dans lequel il se sentait égaré, parce que le contexte humain autant que l’espace urbain lui restaient là-bas totalement étranger.

Mais expérience éminemment créatrice également pour le Poète à New York dont toute l’œuvre dénonciatrice révoltée de caractère surréaliste, à l’époque rédigée, dira dans chaque vers son dégout-rejet pour un univers “ciclopéen” jugé aussi hostile que deshumanisé, en une période d’apartheid, de lynchages et de prohibition sur fond de crise économique profonde (1929) ; en dépit des innovations cinématographiques, musicales ou théâtrales tentatrices, alors réalisées par les avant-gardes américaines. Cette communication montrera comment, à l’inverse des précédents cauchemars éprouvés, le cheminement créateur lorquien cubain s’effectue en forme de réappropriation, à la fois réelle et imaginaire, d’un décor naturel préalablement connu ou non, mais éprouvé en reconstruction artistique de lui-même : tentative de déchiffrement qui permettra de mettre à jour, en reflet, le nouvel enracinement de l’être et sa restructuration à partir d’un rêve de la ville, conçu entre vérité et fiction sur la base de nouvelles possibilités créatrices, à caractère “magique”. En témoigne la rédaction de son théâtre le plus hermétique (« El Público-Le Public ») et celle du “Son de Negros en Cuba”, seul et unique poème écrit à cette date par le grenadin sur l’île qualifiée de “Perle des Antilles”, qui traduit pour sa part les retrouvailles de l’être avec lui-même et avec l’univers environnant, au sein duquel l’auteur se sent authentiquement bien ancré, pour la première fois.